Dans les actes anciens, la profession de journalier désigne une personne qui se loue pour travailler à la journée. À la campagne, elle peut être appelée pour les semailles, les récoltes, les vendanges ou d’autres travaux nécessitant des bras supplémentaires. Le terme décrit surtout une façon de travailler : il ne précise ni une tâche unique ni, à lui seul, la situation exacte du foyer. Des enquêtes agricoles mentionnent même des « journaliers propriétaires » qui possédaient un petit jardin tout en travaillant pour autrui. bnsp.insee.fr
Un emploi au rythme des besoins
Le journalier rejoint une exploitation lorsque le cultivateur a besoin d’aide. Les tâches et la durée de l’engagement changent selon la saison et les travaux disponibles. Cette activité peut être irrégulière : les périodes de forte demande ne garantissent pas du travail toute l’année.
Hommes et femmes participent aux travaux agricoles, même si les actes ne décrivent pas toujours précisément leur contribution. Un membre du foyer peut aussi cultiver une petite parcelle tout en gagnant sa vie comme journalier. Il faut donc éviter de conclure, à la seule lecture de cette profession, que la famille ne possédait aucune terre. bnsp.insee.fr
Journalier ou cultivateur ?
Le cultivateur est généralement présenté par son activité d’exploitation de la terre. Le journalier est désigné par le travail qu’il fournit à la journée. Dans la pratique, ces situations peuvent se recouper, et une profession peut changer d’un recensement ou d’un acte à l’autre.
Pour mieux connaître un ancêtre journalier, comparez les recensements avec les actes de mariage et de décès. Les baux, actes de vente et inventaires après décès peuvent révéler un jardin, quelques animaux ou des outils. Ils apportent le contexte qui manque à une simple mention de métier.
