Dans les actes anciens, la profession de cultivateur revient souvent. Le mot désigne une personne qui travaille la terre, mais ne suffit pas, à lui seul, à dire si elle possède les parcelles qu’elle exploite. Pour comprendre sa situation, il faut aussi regarder les terres, les contrats et les biens mentionnés dans les archives. Les Archives nationales rapprochent notamment le terme de ceux d’agriculteur, de laboureur et de métayer.
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Un travail rythmé par les saisons
Préparer le sol, semer, entretenir les cultures puis récolter : les tâches changent tout au long de l’année. Aux champs s’ajoutent souvent les soins aux animaux, l’entretien des outils et les travaux autour de la maison. Selon la région, la taille de l’exploitation et les moyens du foyer, les cultures et les méthodes varient beaucoup.
La récolte occupe une place décisive. Une mauvaise saison peut peser sur les réserves alimentaires comme sur les revenus de la famille. Le travail repose aussi sur plusieurs personnes : l’épouse, les enfants et, lorsque l’exploitation en a les moyens, des domestiques ou des journaliers participent aux travaux.
Retrouver un cultivateur dans les archives
Les recensements permettent de suivre un foyer, sa composition et parfois les professions de ses membres. Les actes notariés, contrats de fermage, baux et inventaires après décès donnent une image plus précise des terres exploitées, des animaux et des outils possédés. Comparer ces documents évite de déduire la fortune d’un ancêtre de sa seule profession.
