Un berceau de mes ancêtres
(Article réalisé pour le ChallengeAZ 2026 de Geneatech)
Village de la Drôme des collines, Chantemerle les blés est le village de mes ancêtres récents. Toutefois, le village est occupé par trois branches familiales depuis 1650.
Chantemerle les blés
Les quartiers de Chantemerle où ont vécu mes ancêtres sont : Quartier des Bois, Grange, La Ratte, Saint Sauveur, les Vosserts, Les Chambrières , Chatillon, Les Vées, Marais et Mallen, Bois de l’Ane et St Pierre des blés.
Les points d’intérêt historiques du village sont :
L’église du prieuré Notre-Dame batie en 1164 sous le nom de « ecclesia de Cantamerle ».

L’église de Saint Pierre les Blés, démolie après la Révolution.
La colline St-Sauveur, où il y avait jadis une église près d’une source miraculeuse.
Les deux curieuses collines de Chantemerle : le bois de l’Ane et le Mallen (ou Malin). La légende dit que c’est Gargantua qui a vidé ses bottes à cet endroit, formant ainsi ces deux collines rapprochées.

Le nom Chantemerle vient de deux termes : « chant » (des petits monticules de terre que les habitants construisaient autour des maisons et des champs pour se protéger de l’eau) et « merlon » (le terme architectural désignant ces adossements de terre).
Au XIe siècle, un petit village s’établit au pied d’un site rocheux de molasse, entouré de marécages.
En 1164 est érigé l’église Notre Dame sur ce site rocheux. Elle abrite une statue « la Vierge Noire ». L’appartenance de l’église et de ses dépendances (un prieuré) au Chapitre du Puy est confirmée
par une bulle du Pape Alexandre III.
1330 La terre est vendue aux Grolée.

1455 : La terre est acquise par les Beaumont.

Branche ACHARD / DELOLME / ARNAUD / OCHIER
A l’origine de mes ancêtres, il y a Claude ACHARD (1650-1693) né vers 1650 qui nait sous le règne de Louis XIII. Sa femme Jeanne DELOLME serait née vers 1655.
Leur fille Jeanne ACHARD (1675-1747) nait vers 1675 à Chantemerle. Elle épouse Jean ARNAUD (1676-1730) de Gervans en 1693.
Leur fils Jean ARNAUD (1695-1740) nait le 1er Octobre 1695 et épousera Catherine OCHIER (1682-1773) du village de Bren.
Ils ont une fille Louise Marie ARNAUD (1716-1796) de Clérieux qui se marie à Chantemerle en 1740 (Voir branche au-dessous).

En 1690 : la terre est rétrocédée aux Poitiers-Saint-Vallier, barons de Clérieux qui l’unirent alors à cette baronnie, dont elle a suivi le sort jusqu’à la Révolution. La présence d’un péage à Chantemerle est attestée. Ce péage du XVIIe siècle est resté actif jusqu’au début du siècle suivant, avant d’être définitivement supprimé par un arrêt royal le 3 janvier 1736, dans le cadre des réformes de la circulation menées par la monarchie.

Branche GAY / CHEVAL / GRENIER / PERROSSIER
Autre branche du village avec Jean GAY (1660-1731). Il est le fils de François GAY (1619-1660) qui serait né à Clérieux et de Marie CHEVAL (1620-1691) de St Andéol de Claveyson.
Il se marie avec Catherine MARTIN 1600-1696) de Bren et aura une fille Jeanne GAY (1696-1745) qui épousera en 1712 Jean GRENIER (1684-1734)
Jean GRENIER (1716-1791) né le 28 Août 1716 est leur fils et épouse Louise Marie ARNAUD (1716-1796) de Clérieux (Voir plus haut) reliant ainsi les deux branches.

Leur fils, Simon GRENIER (1763-1827) nait le 28 Septembre 1763 épouse Marie Jeanne PIPARD (1767-1845) de St Barthélemy de Vals.
Simon GRENIER (1801-1849) nait le 7 Octobre 1801. Mon quadrisaïeul épouse Anne CHARVET (1799-1884) de Peyrins, en 1823. Il est cultivateur à Chantemerle. Ils auront ensemble 8 enfants dont 6 survivront. 20 ans plus tard, leur relation sera devenue difficile puisque après une demande de séparation en justice en 1844, c’est un divorce qui sera prononcé en 1845.
Leur fils Joseph Émile GRENIER (1838-1908), mon arrière-arrière-grand-père, dernier enfant de la fratrie nait le 30 Décembre 1838. Il sera meunier et est enregistré comme cultivateur à la fin de sa vie. Il épouse Marie Rose PERROSSIER (1841-1938), mon arrière-arrière-grand-mère née le 7 Février 1841. Il décède aussi à Chantemerle en 1908.

Branche BRENIER / CROZET
Dernière branche d’ancêtres nés à Chantemerle Marie BRENIER (1763-1821) est née le 11 Octobre 1763. Elle est la fille de Jean BRENIER (1723-1777) de Bren et Marguerite CROZET (1726-1782) de Marsaz. Ses parents se sont installés à Chantemerle après leur mariage, leurs 3 enfants naitront à Chantemerle. Marie BRENIER s’installe à Bren suite à son mariage avec Nicolas PERROSSIER (1770-1938).
Chantemerle a connu des évènements et la naissance de personnes importantes.
Jean SIBERT (1774-1855), un grognard chantemerlois, est né à Chantemerle en 1774 et a été baptisé à Saint Pierre de bled. Il commence sa carrière militaire en simple soldat, fera presque toutes les campagnes de Napoléon de 1793 à 1813 : les campagnes d’Italie, d’Egypte, la campagne de la Grande Armée en Allemagne : Elchingen, Friedland, Leipzig et enfin, campagne de France, enchainant les médailles et les blessures. Il finira sa carrière militaire en tant que capitaine, titulaire de la légion d’honneur. Il se maria à Clérieux et mourut à Marsaz en 1855.
Avant 1790, Chantemerle était une communauté de l’élection et subdélégation de Valence et du bailliage de Saint-Marcellin, formant deux paroisses du diocèse de Vienne : Chantemerle et Saint-Pierre des blés. Cette dernière a contribué à la formation du nom actuel.
En 1790, Chantemerle fut intégré dans le canton de Clérieux, mais la réorganisation de l’an VIII l’a attribué à celui de Tain l’Hermitage.
La nouvelle révolution de 1848 est bien accueillie à Chantemerle : un arbre de la liberté est planté le 12 mars.
Le village voit naître en 1848, le poète occitan Eloi ABERT (originaire du hameau, fils de maréchal-ferrant). Bien qu’ayant fait une carrière de professeur en dehors du village, il a immortalisé dans ses poèmes en patois occitan la vie et la nostalgie de son pays natal (auteur notamment de La chanson du paysan et de Lou Faust paysan).
Maire Philomène GRENIER (1867-1928) nait le 16 Mars 1867 à Chantemerle. C’est la fille de Joseph GRENIER 1838-1908 et Marie Rose PERROSSIER (1841-1938) (Voir plus haut) C’est mon arrière grand mère.

GRENIER
Louis REY (1864-1942) nait le 11 Juin 1864 à Chantemerle, Il est mon arrière grand père. Ses parents sont originaires de Bren et de La Motte de Galaure.

Ils se marient le 30 Juin 1894 et partent pour St Vallier à une quinzaine de kilomètres. Ils quittent ainsi Chantemerle pour rejoindre une terre plus favorable en emploi ouùLouis deviendra Tulliste. L’année suivante Marthe Louise Mélina REY leur fille nait à St Vallier le 27 Mai 1895.

Le soldat Prosper PICHAT, combattant de la grande guerre, a réuni un trésor au fil des années, constitué de 90 pièces. Coiffeur à Chantemerle, né en 1890, il collecta au travers de ses campagnes de guerre en Macédoine, Hongrie et durant toute sa vie des objets témoins : lettres bien sûr, mais également carnets de routes, cahiers de chansons, fragment du Zeppelin, photos, tracts de la révolution bolchévique hongroise etc…
En 1920, le suffixe « les blés » est ajouté à la demande de la Poste au nom de la commune pour éviter toute confusion avec une autre commune Drômoise portant le nom de Chantemerle (les Grignan).
Le peintre Jean ROBERT, né en 1921 d’une mère institutrice, grandit au village et étudie au Lycée de Tournon. Il suit l’école des Beaux Arts à Grenoble et commence à travailler pour un maître-verrier à Valence pour lequel il crée des cartons. Il fonde son atelier à Tournon et passe à la peinture abstraite ce qui lui vaudra un accueil favorable du Tout-Paris intellectuel de l’époque. Il enchaine les expositions dans des lieux prestigieux. Il est décédé en 2021.
Le nom de Chantemerle les blés a toujours évoqué chez moi, depuis que je suis enfant, un sens poétique et j’imaginais une campagne douce et agréable. Mes visites dans le village que j’ai entrepris plus tard, quand j’ai eu le plaisir de venir sur place faire des recherches généalogiques, ont confirmé la quiétude du lieu et la gentillesse des habitants. La richesse historique est bien réelle et j’ai pu collecter de riches informations. J’y retourne toujours avec beaucoup de plaisir.
