Berceau des familles SOULAS et MOLIN
(Article réalisé pour le ChallengeAZ 2026 de Geneatech)
Arnissac est un hameau de Araules, petit village de Haute Loire situé sur le plateau Altiligérien dans le massif du Meygal entre St Agrève et le Puy. Il est le lieu de vie de nos ancêtres SOULAS et MOLIN.
Situé au pied du pic de Lisieu, le hameau se situe à 1190 mètres d’Altitude en moyenne. L’auze qui prend sa source à Valogeon, non loin d’Arnissac, coule au bas du hameau en direction du Nord.
Il n’y a pas de château, d’église ou de vestiges majeurs directement dans le petit hameau d’Arnissac. C’est une localité essentiellement rurale et naturelle.
Cependant, la commune d’Araules (dont dépend Arnissac) et ses environs immédiats abritent un patrimoine historique et des vestiges notables :
Les vestiges de l’Abbaye de Bellecombe : Situés sur la commune, il s’agit des ruines d’un ancien monastère de femmes, fondé avant 1148, au cœur de la forêt du Meygal. Des fouilles archéologiques y ont notamment mis au jour l’ancienne église abbatiale.

https://www.mairie-araules.com/abbaye-de-bellecombe
Le Château des Hermens : Ce château (maison forte) est inscrit aux Monuments Historiques. Il conserve des décors intérieurs remarquables, notamment une cheminée monumentale et des boiseries anciennes. Ferme isolée, située au sud-est du hameau de Montbuzat, elle comprend une maison forte du XVIème siècle. Cette construction présente deux étapes architecturales documentées, une campagne principale au XVIe siècle, suivie d’une campagne secondaire au XIXe siècle, témoignant d’une évolution du bâti au fil des siècles.
En 1310, il existe un « mas des Hermens » où fut bâtie une maison-forte au cours du XVIème siècle, dans la vague de construction de petits édifices rustiques élevés pour des raisons défensives dans le Velay, pendant une période troublée. L’ensemble des bâtiments, disposés en L, autour d’une cour, comprend le logis avec sa tour demi hors-œuvre en façade sud, l’étable accolée à la façade ouest du logis, et la grange en retour vers le sud. Le logis s’élève sur trois niveaux d’ouvertures ainsi que la tourelle. La grande salle du premier étage, ainsi que la chambre à alcôve, sont revêtues de boiseries du XIXème siècle.

L’Église Notre-Dame d’Araules : Reconstruite dans un style néo-roman à la fin du XIXe siècle de 1870 à 1873 sur l’emplacement d’une église primitive du XIIe siècle et du cimetière attenant, elle abrite un tableau classé Monument Historique. Elle fait partie du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. L’église primitive était celle d’un prieuré dépendant de la Chaise-Dieu. Il en reste quelques éléments notamment le portail d’entrée et les colonnettes du chœur encadrant les vitraux de Notre-Dame d’Araules, de la Salette et de Lourdes. L’église comporte une nef avec collatéraux à quatre travées et un chœur semi-circulaire. Le porche d’entrée est surmonté d’un clocher de type « flèche ».

L’église de Recharinges (Dédiée à Notre-Dame de l’Assomption) l’église a été aménagée par les habitants eux mêmes à partir de 1870 dans une ancienne grange désaffectée cédée par un habitant. Un clocher a été ajouté vers 1873, et la localité a été érigée en paroisse en 1877. Le clocher-porche, construit plus tard en 1895 en moellons de phonolite (lauze) et trachyte (roche volcanique), est surmonté d’une flèche en ardoise avec des clochetons aux quatre angles.

En se promenant autour d’Arnissac et d’Araules, on croise des chibottes (ou parfois localement tsabones) « loges de bergers » (cabanes en pierre sèche ancestrales) faisant partie du patrimoine rural régional ainsi que des maisons d’assemblée historiques, typiques de la région, où vivaient autrefois les « béates » (des femmes chargées de l’instruction des enfants et du soin des malades dans les villages).
Le Menhir de Chieze est un bloc mégalithe du néolithique situé à coté du pic de Lizieu et à proximité d’Arnissac et de Monbuzat.

Le Pic de Lizieux est une montagne du massif du Meygal, formé il y a 12,7 millions d’années , et qui s’élève à 1388m d’altitude. Le sommet, cerné par les éboulis de la dernière période glaciaire représente le point de sortie d’une lave visqueuse qui s’est étalée de part et d’autre du sommet pour former à sa base, un vaste plateau aujourd’hui recouvert de forêts.
Le Pic du Lizieux est un suc avec une formation géologique composée de phonolite. Cette roche, la lauze lui a donné son nom, se caractérise par un son clair lorsqu’on la cogne. Le sommet recouvert d’éboulis, où les pierres chantent sous les pieds, offre une vue panoramique sur le haut plateau du Mézenc, le Lignon, une grande partie du Pays des Sucs et du Meygal, et, suivant le temps dégagé ou pas, les Alpes dont le Mont Blanc. Une table d’orientation en lauze mérite le détour.

La Chapelle à Clocheton de Montbuzat (souvent orthographiée Montbusat) est un petit édifice religieux situé dans le hameau de Montbuzat, près d’Arnissac. Elle se trouve au cœur du village, juste au pied du Pic du Lizieux.
La particularité architecturale de cet édifice se distingue par son clocheton, une petite structure de toit abritant une cloche, typique du patrimoine vernaculaire et rural de cette zone de la Haute-Loire. Le hameau abrite également le temple protestant de Montbuzat, témoin de la forte implantation de la culture huguenote et des « assemblées du Désert » sur le plateau du Haut-Lignon et de la mixité religieuse de la région.
Nos ancêtres, de ce que nous connaissons, ont vécu à Arnissac de 1590 à 1770.
Jacques SOULAS (SOLAS) (1600-1658) serait né vers 1600 à Araules et serait le fils de Jean SOULAS 1580-1672 dont nous connaissons peu de chose.
Jeanne MOLIN (MOLLINE) (1609-1672) est née le 2 Février 1609. Elle serait la fille de Pierre MOLIN (1590-1658) Lou Fau de Corcoules bourrelier du hameau de Courcoules à Araules.

Nous possédons seulement l’acte de baptême de Jeanne. Ils se marient avant 1639 puisqu’un enfant nait en cette année. Ils auront 7 enfants ce qui laisse imaginer la descendance du nom dans la région.
Une quittance du 19 Décembre 1649 reçue par Maitre SABATIER, notaire à Yssingeaux, atteste de l’union de Jacques SOULAS avec Jeanne MOLIN.
Jeanne décède après son mari à Arnissac le 4 Avril 1672.
Claude SOULAS (1639-1704) fils de Jacques et de Jeanne nait à Arnissac le 20 Janvier 1639.

Son parrain est probablement Michel SOULAS (1608-1692) de Recharinges, son oncle paternel et sa marraine est Marguerite MOLIN d’Araules née en 1629.
Il se mariera à 19 ans avec Françoise MONDON (1635-1683) par un contrat de mariage signé le 30 Janvier 1658 chez Maitre SABATIER. Sont présents Pierre MOLIN (1590-1658) son grand père maternel et Michel SOULAS (1608-1692) son parrain. ils auront ensemble 8 enfants.
Leur fils, Pierre SOULAS (1681-1758) est leur dernier enfant qui nait le 8 Juillet 1681 à Arnissac. Il épouse le 17 Février 1722 à 40 ans, Marie GÉRENTES (1706-1770) âgée de 15 ans seulement, de Champclause. Il s’installeront à Champclause dans le village de Marie puisque on sait que leurs 6 enfants y naitront tous.
Ce sera la fin de cette lignée de nos ancêtres SOULAS et MOLIN vivant à Arnissac mettant un terme à presque à 140 ans de présence sur le territoire.
Leur fille Marianne SOULAS (1739-1790) née à Champclause donc épousera en 1770 à Gilhoc, Jacques MONTCHAL (1737-1793) de Lamastre quittant ainsi la Haute-Loire pour s’installer en Ardèche.
Arnissac est aujourd’hui composé d’un habitat diffus, d’une dizaines de maisons, autour des prés et à la lisière des forêts. Peu de trace du passé sont visibles.
